La moitié de la besogne est faite quand on a obtenu qu’une chambre soit prêtée aux Eclaireurs certains soirs de la semaine, ou quand on a pu en louer une qui leur serve de local, de club. Cela vaut la peine, même s’il s’agit d’un village qui n’a qu’une seule patrouille.
Il faut que cette chambre soit bien éclairée, bien aérée, et qu’on ne risque pas de s’y ennuyer. Des images représentant des tableaux de genre (non pas des paysages ou de vieux portraits) aideront à la rendre attrayante.
En hiver un feu clair.
Des livres et des revues illustrées intéressantes.
Tout ça s’obtient sans trop de peine, des amis fournissant pour commencer les meubles, les jeux, etc. ; les Eclaireurs eux-mêmes se chargeront de tenir la pièce propre, de la décorer et d’en compléter l’ameublement.
On fera observer dans le local la discipline et le bon ordre ; on insistera sur la propreté; les chefs de patrouille étant rendus responsables, et chaque patrouille se chargeant à son tour de l’ordre et de la propreté pendant une semaine.
Si l’on dispose d’un bout de terrain, fût-ce un terrain vague ou une arrière-cour, tant mieux. Il faut un endroit où les Eclaireurs puissent bâtir des huttes, faire des jeux, jouer i la balle, cultiver des jardins, étudier des empreintes, etc.
Autant que possible laissez les jeunes garçons eux-mêmes mener les affaires du club. Tenez-vous au second plan et laissez-leur faire des fautes d’abord pour qu’ils apprennent à se sentir responsables.
Aux Etats-Unis, de petits clubs de jeunes garçons s’administrant eux-mêmes, sont devenus très fréquents dans les villes et dans les villages. Et les commissions scolaires les aident en leur accordant le soir l’usage des classes dans les bâtiments d’école. Cela ne serait pas difficile à obtenir, chez nous aussi.
Mais si vous pouvez avoir votre local à vous, si petit soit-il, cela donne davantage aux garçons le sentiment de la propriété et de la responsabilité, en particulier s’ils ont pu mettre la main à l’ameublement et à la décoration.
Un local d’Eclaireur ne sera pas joli comme un boudoir de dame; il faut que les garçons puissent à l’occasion y faire du bruit, y jouer à la balle ou à la chasse à l’ours. Il faut donc un mobilier qui puisse s’empiler dans un coin, des chaises pliantes, par exemple, de petites tables, une armoire où cacher les livres ou les jeux, quand le moment du vacarme arrive.
Le club idéal est composé de deux chambres : l’une pour les jeux tranquilles, la conversation, la lecture, l’autre pour les exercices bruyants, la gymnastique, etc.
Les jeunes gens paieront naturellement une cotisation pour la location, l’éclairage, le mobilier. Les grandes dépenses devront être couvertes par le produit d’un effort commun: jardinage, fabrication de jouets, représentations, bazars, etc. Quelques sous par semaine, toujours payés d’avance, seront en général une cotisation suffisante.
On organisera une caisse d’épargne pour encourager les garçons à mette de côté de quoi payer les sorties, et aussi pour leur faire prendre l’habitude de l’épargne.
L’uniforme — c’est la moitié de sa raison d’être — doit pousser les garçons à trouver du travail et à gagner ainsi de quoi se le payer; si vous voulez leur apprendre à gagner leur vie plus tard, il y a là un premier pas important.
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